Vide

Total : 0,00 €

NOUVEAUTÉ / Du fonds de mon coeur je crie vers le ciel, de Ximena ESCALANTE

DU FOND DE MON CŒUR
JE CRIE
VERS LE CIEL
XIMENA ESCALANTE
TROIS PIÈCES DE
LEGOM
JE DÉTESTE LES PUTAINS DE MEXICAINS
PORTRAIT D'ELLE ENDORMIE
LES FILLES DU TROIS ET DEMI
LUIS E. GUTIÉRREZ ORTÍZ MONASTERIO (LEGOM)
HITLER
DANS LE
CŒUR
NOÉ MORALES MUÑOZ
NEW YORK
VERSUS
EL ZAPOTITO
VERÓNICA MUSALEM
MOCTEZUMA II
SERGIO MAGAÑA
BELIZE
DAVID OLGUÍN
HEURES
DE NUIT
EDGAR CHÍAS
MOLIÈRE
SABINA BERMAN
BIENVENUE
DANS LE NOUVEAU SIÈCLE,
DOKTOR FREUD
SABINA BERMAN
LES MAÇONS
VICENTE LEÑERO
MOI AUSSI
JE VEUX
UN
PROPHÈTE
XIMENA ESCALANTE
DÈSERT
CUTBERTO LÓPEZ REYES
ANDRÓMACA REAL
SUIVI D'
ÉLECTRE SE RÉVEILLE
XIMENA ESCALANTE
LE CIEL
DANS LA PEAU
EDGAR CHÍAS
EN SAVOIR PLUS
L'IMPOSTEUR
RODOLFO USIGLI
ANATOMIE
DE LA GASTRITE
ITZEL LARA
BÊTES,
CHIENNES
ET AUTRES CRÉATURES
LUIS E. GUTIÉRREZ ORTÍZ MONASTERIO (LEGOM)
PHÈDRE
ET AUTRES
GRECQUES
XIMENA ESCALANTE
ESSAI
SUR LES GENS
FRAGILES
ALBERTO VILLARREAL
FACE À QUELQUES
SPHYNX
JORGE IBARGÛENGOITA
EN SAVOIR PLUS
LE CAVALIER
DE LA DIVINE PROVIDENCE
ÓSCAR LIERA
FERMER
LES MAÇONS
VICENTE LEÑERO
TRADUIT DE L'ESPAGNOL
Pays: 
PAR
Jacques Aubergy
"Ancré dans la réalité sociologique des années soixante à Mexico, Les maçons, par le biais d’une enquête policière sur l’assassinat du gardien d’un grand chantier de la ville, brosse le tableau d’une société en mutation symbolisée par les rapports de force au sein du groupe des ouvriers de la construction, depuis l’ingénieur en chef jusqu’au modeste apprenti et au veilleur de nuit. Vicente Leñero est un des premiers auteurs mexicains à embrayer sur les réalités populaires et à proclamer que les couches inférieures ne sont pas moins passionnantes à analyser que la haute société et que le théâtre n’a que faire du langage académique ou recherché." Jean FRANCO
ISBN: 
978-2-915802-09-2
EAN: 
9782915802092
Parution: 
Novembre, 2010
Pages: 
118
Collection: 
Théâtre mexicain du XXe siècle (Théâtre moderne)
9,00 €
Format du livre: 
Édition papier
Extrait: 

FEDERICO — C’est incroyable ce qu’on peut dépenser en matériaux.
DON JESÚS — Le chantier a besoin de manger pour former son corps, monsieur, comme les gens. Il mange le parpaing, il mange le ciment, les tiges, le sable. Regardez comme on le voit bien grand notre édifice, on dirait presqu’un géant... Moi, j’aime voir grandir les chantiers ; depuis le premier jour où ils sont qu’un terrain dégueulasse plein de saletés et de pisses de chien. Après on le nettoie et on le prépare, comme on prépare une fiancée pour qu’on lui fasse un enfant. Et on le lui fait, pardi. Les immeubles sont comme les enfants. C’est pour ça que ça me plaît, moi, de travailler dans la construction. Et ça me plairait encore plus si les chantiers ne se finissaient jamais. Tant qu’un édifice est comme ça, en train de pousser, il est à vous, il est à moi, il est à tout le monde ; on y voit notre sueur, notre travail, et même notre sang. Une fois terminé, ma foi. Il est à d’autres gens qui ont pas vu pousser cet enfant et qui peuvent pas l’aimer comme on l’a aimé, nous, qui lui avons donné notre vie par petits morceaux.